L’IA pour les dirigeants : comment passer du gadget au copilote stratégique

Rédiger un email, résumer un document, aider les enfants à faire leurs devoirs… Voilà comment la plupart des chefs d’entreprise utilisent l’intelligence artificielle aujourd’hui. Un usage pratique, certes, mais qui passe complètement à côté du potentiel réel de ces outils. Car l’IA peut faire bien plus que des tâches subalternes : elle peut devenir un véritable partenaire de réflexion stratégique.

Pourquoi les dirigeants n’exploitent pas le vrai potentiel de l’IA

La majorité des décideurs perçoit encore l’IA comme une boîte noire automatisée. On lui pose une question, on récupère une réponse, on copie-colle. Point final. Cette approche purement opérationnelle empêche de découvrir ce que ces outils peuvent réellement apporter sur des sujets à fort enjeu.

Construire un business plan, affiner une stratégie de pricing, préparer un dossier de financement : autant de missions où l’IA peut challenger vos hypothèses et enrichir votre réflexion. Encore faut-il savoir l’utiliser autrement.

digiTECH, une coproduction Alexandre Jourdren et le studio Le 264

La différence entre un outil et un sparring partner

Utiliser l’IA comme un outil, c’est attendre d’elle qu’elle exécute. L’utiliser comme un copilote stratégique, c’est engager une conversation itérative où chaque échange fait progresser la réflexion.

Gabriel Dabi-Schwebel, fondateur de Décision IA, recommande une technique qu’il appelle le flip prompting : demander à l’IA de vous poser des questions plutôt que l’inverse. Cette inversion du rapport oblige à clarifier sa pensée et révèle souvent des angles morts.

Les pièges qui guettent les utilisateurs non avertis

Deux écueils menacent particulièrement les dirigeants qui se lancent sans préparation.

L’hallucination n’est pas un bug

Les modèles de langage ne distinguent pas le vrai du faux. Ils produisent des réponses statistiquement probables, pas nécessairement exactes. Chiffres, dates, citations : tout doit être vérifié auprès de sources fiables.

La flagornerie programmée

L’IA a tendance à valider vos idées plutôt qu’à les contester. Elle cherche à vous faire plaisir. Pour contourner ce biais, demandez-lui explicitement de jouer l’avocat du diable ou de se mettre dans la peau de vos concurrents.

Calculer le retour sur investissement

Combien vaut une bonne décision d’embauche ? Combien coûte une erreur de stratégie ? Le ROI de l’IA se mesure à l’aune de ces questions. Considérez-la comme un consultant senior disponible en permanence, pour une fraction du coût d’un cabinet traditionnel.

Déployer l’IA dans toute l’organisation

La transformation ne peut pas être déléguée au service informatique. Elle doit partir du sommet. Le dirigeant doit d’abord comprendre les limites et les biais de l’IA avant de construire un plan d’adoption cohérent. Ensuite seulement, la démarche peut descendre vers le comité de direction puis les équipes opérationnelles, avec une vision claire des process à transformer et des garde-fous à mettre en place.

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