Linux face à Windows 11 : 2026 sera-t-elle l’année du grand basculement ?

Microsoft vient d’arrêter le support de Windows 10. Fin des mises à jour de sécurité, fin de l’assistance technique. Pour des millions d’utilisateurs, le choix s’impose : migrer vers Windows 11 ou explorer d’autres horizons. Et ces horizons portent de plus en plus le nom de Linux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Zorin OS enregistre une explosion de ses téléchargements, tandis qu’une association lance une campagne massive pour encourager la transition. Le débat Linux vs Windows n’a jamais été aussi présent dans les discussions des utilisateurs, des professionnels et même des néophytes.

Windows 11 : un système qui divise la communauté

L’accueil réservé à Windows 11 ressemble davantage à un tollé qu’à un succès. La stratégie tout-IA de Microsoft hérisse les utilisateurs qui se sentent forcés d’adopter des fonctionnalités dont ils n’ont pas besoin. Copilot intégré partout, suggestions automatiques envahissantes, interface remaniée qui déroute : les critiques fusent sur les forums et les réseaux sociaux.

Ajoutez à cela des exigences matérielles draconiennes qui rendent incompatibles des machines parfaitement fonctionnelles. Un PC acheté il y a cinq ans se retrouve soudainement obsolète, non pas parce qu’il manque de puissance, mais parce qu’il ne dispose pas d’une puce TPM 2.0. Cette obsolescence programmée ne passe pas.

Linux vs Windows : le virage open source devient crédible

Deux obstacles majeurs ont longtemps freiné l’adoption massive de Linux chez les particuliers, mais les avancées techniques récentes changent la donne.

Compatibilité gaming : la révolution silencieuse

Pendant longtemps, les jeux vidéo constituaient le talon d’Achille de Linux. Impossible de faire tourner les dernières sorties AAA, incompatibilités avec les DRM, performances dégradées. Ce temps appartient au passé. Aujourd’hui, près de 90% des jeux Windows fonctionnent sur Linux grâce à des outils comme Proton et Wine. Steam Deck, la console portable de Valve, tourne sous Linux et fait tourner l’intégralité du catalogue Steam sans broncher.

Linux vs Windows : une prise en main facilitée

Fini l’époque où installer Linux nécessitait des compétences en ligne de commande. Des distributions comme Zorin OS, Linux Mint ou Ubuntu proposent des interfaces graphiques aussi intuitives que Windows. L’installation se fait en quelques clics, la reconnaissance du matériel est automatique, et les logiciels s’installent via des boutiques d’applications visuelles. La courbe d’apprentissage s’est considérablement aplatie.

Les arguments qui font pencher la balance

Le premier argument reste économique. Linux est gratuit, totalement gratuit. Pas de licence à 145 euros par machine, pas d’abonnement caché, pas de frais de mise à jour. Pour une famille avec plusieurs ordinateurs ou une petite entreprise, l’économie se chiffre rapidement en milliers d’euros.

La question de la vie privée monte également en puissance. Contrairement à Windows qui collecte massivement les données d’utilisation, Linux respecte la confidentialité de ses utilisateurs. Pas de télémétrie intrusive, pas de compte Microsoft obligatoire, pas de publicités dans le menu démarrer. Votre ordinateur vous appartient vraiment.

Les performances constituent un autre atout de taille. Sur une machine vieillissante, là où Windows 11 rame et surchauffe, une distribution Linux légère comme Linux Mint Xfce ou Lubuntu redonne une seconde jeunesse. Les temps de démarrage se comptent en secondes, la réactivité reste fluide même avec 4 Go de RAM.

Linux vs Windows : les freins qui persistent

La question des logiciels professionnels demeure problématique. Adobe Creative Suite n’existe pas sur Linux. Microsoft Office dans sa version complète non plus. Les alternatives open source comme GIMP ou LibreOffice sont compétentes, mais ne remplacent pas exactement leurs homologues propriétaires pour les professionnels qui y sont habitués.

Le support technique pose également question. Quand Windows plante, vous appelez le SAV ou un technicien local. Avec Linux, vous devez souvent fouiller les forums, lire la documentation en anglais, comprendre par vous-même. Cette autonomie séduira les curieux mais rebutera ceux qui veulent une assistance directe.

Les entreprises testent les eaux

Les collectivités locales françaises multiplient les expérimentations. La Gendarmerie nationale a migré 72 000 postes vers Linux en quelques années. Toulouse, Nantes et Munich (après un aller-retour mouvementé) déploient des distributions libres sur leurs parcs informatiques. Les économies budgétaires et la souveraineté numérique motivent ces choix stratégiques.

Le secteur éducatif s’y met également. Des établissements scolaires équipent leurs salles informatiques avec Ubuntu ou Debian, permettant aux élèves de découvrir un écosystème différent. Cette familiarisation dès le plus jeune âge pourrait changer la donne sur le long terme et faire basculer toute une génération vers l’open source.

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