La start-up canadienne TransPod va installer son hyperloop près de Limoges

C’est la petite ville de Droux, entre Poitiers et Limoges, qui va avoir l’honneur d’accueillir la start-up canadienne TransPod. La mairie de la ville vient de délivrer un permis de construire à l’entreprise pour qu’elle y bâtisse un centre d’essais d’hyperloop, ce train du futur qui devrait propulser les voyageurs à plus de 1 000 km/h.

 

Hyperloop, un projet ambitieux

Ce centre d’essais pour la fabrication du train du futur est un projet ambitieux pour la start-up canadienne. Il l’est également pour la ville de Droux et l’agglomération de Limoges. Le permis a été donné le 30 novembre. Cependant, pour respecter les délais et permettre d’éventuels recours, les travaux ne démarreront pas avant le mois de mars ou d’avril 2019.

Ensuite, les travaux dureront neuf mois. Les premiers essais du train du futur n’auront donc pas lieu avant 2020 au moins. De plus, la construction du centre est déjà en défi en soi. Le permis prévoit la création de trois bâtiments :

  • un bâtiment technique,
  • un bâtiment de maintenance
  • un bâtiment de réception

Les bâtiments seront reliés par un tube de trois kilomètres de long sur un terrain de 1 700 mètres carrés.

 

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Hyperloop, le train du futur

Dans la région de Limoges, on croit fort au potentiel de cette innovation technologique. L’adjoint au maire de Limoges, qui a milité avec ferveur pour que TransPod obtienne cette autorisation, est d’ailleurs président d’une association appelée « Hyperloop Limoges ». Effectivement, ce train du futur fait rêver de nombreux élus et particuliers tant son potentiel est grand.

Le principe est simple. Le train est propulsé à très grande vitesse dans un tube. Ce tube permet de créer un environnement dans lequel on supprime les frottements d’air. Ainsi, le train peut atteindre des vitesses impossibles dans des conditions normales. De plus, il dépense beaucoup moins d’énergie pour y parvenir. La promesse de ses inventeurs, c’est d’atteindre les 1 000 km/h sans problème.

 

Un projet de 21 millions d’euros

Pour venir s’installer en Europe, la start-up canadienne TransPod, dont les bureaux se trouvent à Toronto, va devoir dépenser près de 21 millions d’euros. Ce projet est, pour le moment, financé dans son intégralité par des investisseurs privés. La collectivité locale n’a pas déboursé un centime pour faire venir l’entreprise.

D’ailleurs, ce projet d’installer un centre de test en France pour sonder le marché européen et placer ses premiers pions, TransPod l’avait clairement annoncé à ses investisseurs lors de son dernier tour de table. Comme ils ont répondu présent à hauteur de 50 millions, on imagine qu’ils avaient été convaincus. Dans le même temps, d’autres start-ups s’installent un peu partout en France pour y développer des projets en lien avec cette innovation technologique. Le train du futur sera donc peut-être bientôt une réalité.

 

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