Pénurie de talents IT : la faille béante qui met les entreprises en danger face aux cyberattaques

À l’heure où la transformation digitale s’accélère, la menace cyber grandit elle aussi à une vitesse vertigineuse. Serveurs, applications, données… autant de nouveaux fronts à défendre pour les RSSI et les équipes cybersécurité. En effet, derrière chaque innovation digitale se niche son lot de vulnérabilités potentielles. Face à des cybercriminels de plus en plus organisés et outillés, la riposte s’annonce de plus en plus ardue et coûteuse. D’autant que la surface d’attaque ne cesse de croître, hors de tout contrôle, au rythme des interconnexions. Un étau qui se resserre inexorablement sur les entreprises, quelle que soit leur taille.

Cyberattaques : une menace exponentielle

En 2022, 90 % des entreprises françaises, tous secteurs confondus, ont été victimes d’une cyberattaque. Un fléau qui a déjà coûté pas moins de 2 milliards d’euros de préjudices sur l’année, sous l’effet de menaces de plus en plus sophistiquées.

Parmi les menaces connues, il y a les ransomwares, des logiciels malveillants qui bloquent l’accès aux systèmes en les chiffrant. Ils représentent 50 % des attaques observées, talonnés par le phishing à 40 %, une technique sournoise consistant à usurper une identité pour tromper l’utilisateur et lui dérober ses données confidentielles.

La cybersécurité face à un manque criant de compétences

Selon une étude de l’ISC2, pas moins de 4 millions de postes seraient actuellement vacants dans la filière cybersécurité à travers le monde. Un déficit sans précédent qui tranche avec les 10 % de croissance des effectifs du secteur sur la dernière année.

Cette inadéquation entre l’offre et la demande s’explique notamment par l’accélération de la transformation digitale des entreprises, faisant peser sur les équipes sécurité des défis toujours plus pointus et complexes à relever.

Face à ce manque de ressources, la conséquence est immédiate pour les organisations : une vulnérabilité accrue aux cyberattaques, mais aussi une inflation galopante des coûts en cybersécurité. Cela occasionne aussi un frein dans le déploiement de projets innovants et la mise en place de mesures proactives.

Vers une approche proactive en cybersécurité

Face à l’intensification des cybermenaces, il est tentant pour les entreprises d’adopter une posture attentiste, en se concentrant sur la réaction aux incidents plutôt que sur la prévention.

Pourtant, cette stratégie du « trop tard » peut s’avérer très coûteuse à moyen terme. En effet, non seulement l’entreprise devra assumer le coût financier direct de l’attaque et de ses conséquences, mais elle devra également investir en urgence dans le renforcement de son niveau de cybersécurité en réaction à la faille exploitée.

La solution consiste à traiter la cybersécurité comme un sujet stratégique prioritaire. Pour ce faire, il faut réaliser un audit complet des systèmes, identifier les vulnérabilités et définir une feuille de route. Il s’avère également nécessaire de sensibiliser l’ensemble des collaborateurs aux risques cyber et aux bons réflexes à adopter fait partie intégrante de cette démarche préventive.

S’adjoindre l’aide d’experts externes

Face à des cybermenaces en constante évolution technologique et à la pénurie de compétences IT sur ce secteur névralgique, les entreprises doivent impérativement s’entourer d’experts externes en cybersécurité.

De nombreux RSSI indépendants et freelances sont heureusement présents sur le marché pour accompagner les organisations, même les plus petites, dans l’évaluation de leur niveau de cyber résilience et la mise en place d’une feuille de route adaptée à leur maturité digitale et à leurs moyens.

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