Auto-entrepreneur : Uber Eats a lancé un grand recrutement de livreurs à Calais

La célèbre application de livraison de repas Uber Eats, dernière concurrente de Deliveroo, continue d’investir dans sa croissance au sein des villes françaises. Ainsi, l’entreprise a lancé un grand plan de recrutement de livreurs depuis le 26 novembre et pendant deux semaines. Évidemment, il n’est pas question ici de salariat, mais bien d’auto-entrepreneuriat.

 

Livreur Uber Eats, un statut précaire

Le travail de livreur en auto-entrepreneur n’est pas un plan de carrière idéal. Effectivement, ce travail est bien plus souvent fait par des étudiants ou de très jeunes actifs à la recherche de revenus complémentaires. Pourquoi ? Parce que les revenus sont assez bas, le travail exigeant et les conditions sociales assez médiocres.

Pour être livreur pour une application de livraison de repas, il n’y a pas d’autre moyen que de passer par l’auto-entrepreneuriat. Ainsi, l’entreprise ne vous embauche pas et elle économise beaucoup d’argent sur les cotisations patronales. Vous, de votre côté, vous n’avez pas le droit à l’assurance chômage et vous cotisez très peu pour votre retraite.

 

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Auto-entrepreneur, une plus grande liberté

En théorie, ce statut un peu plus précaire n’est pas dénué d’avantages. S’il attire autant les jeunes actifs et les étudiants, c’est bien grâce à la liberté qu’il offre. Effectivement, si vous êtes auto-entrepreneur, vous pouvez alors décider vous-même de vos horaires, de vos jours de congés et de vos vacances. Vous n’avez de comptes à rendre à personne.

Dans les faits, en revanche, les choses sont un peu plus compliquées. Face au besoin de gagner sa vie, il est difficile de résister aux exigences de l’application qui n’hésitera pas à vous radier si vous n’êtes pas assez régulièrement connecté et disponible. Vous avez donc, quand même, des obligations proches de celles d’un salarié en termes d’horaires et d’obligation de présence.

 

Quelques investissements nécessaires

Par ailleurs, ce statut limite considérablement les obligations de l’entreprise à l’égard des travailleurs. Ainsi, vous êtes seul responsable de votre matériel et vous devez vous-même investir votre propre argent pour avoir tout ce qu’il faut pour exercer votre activité. Pour être livreur chez Uber Eats, vous aurez donc besoin d’un vélo et d’un smartphone avec un forfait Internet.

En plus de conditions pénibles et précaires, le livreur devra réaliser un investissement d’environ 500 € pour pouvoir exercer son activité. Un investissement qui peut facilement être rentabilisé en quelques semaines, mais qui en refroidit quelques-uns. Résultat, ce travail est de plus en plus réalisé par des personnes précaires qui n’ont pas d’autre choix.

 

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