Mobilités, les startups au secours des petites villes

Le développement du digital a permis l’émergence de nombreuses nouvelles solutions de transport. Derrière chacune de ces solutions se cache souvent une start-up à l’origine d’une idée novatrice. Plus le temps passe et plus la compétition est rude entre ces entreprises innovantes dans les grands centres urbains. Résultat, beaucoup d’entre elles commencent à se tourner vers les moyennes et petites villes, là où la concurrence est moins rude, pour leur proposer des solutions adaptées.

 

Combler un manque d’offres

Dans les grands centres urbains, les offres de mobilité sont très nombreuses et complémentaires. Elles sont d’ailleurs tellement nombreuses que la concurrence y est rude et les offres souvent redondantes. Pour une seule grande ville, les habitants auront le choix entre plusieurs services de vélos, de voitures, et même de trottinettes en auto-partage.

À l’inverse, dans les régions périurbaines ou dans les moyennes et petites villes, les offres sont peu nombreuses, quand elles ne sont pas totalement absentes. La tendance est donc à l’inverse de celle des grandes villes qui commencent à essayer de regrouper les offres pour limiter la friction entre les concurrents.

Ce manque d’offre dans ces régions inspire de nombreuses start-ups qui relèvent alors le défi de repenser ces régions et les modes de déplacements. Impossible, ici, d’utiliser les mêmes méthodes que dans les grandes villes. Les besoins ne sont pas les mêmes et les moyens d’atteindre ses potentiels clients ne sont pas non plus les mêmes.

 

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Étudier les flux de déplacement

Pour relever ce défi de la mobilité dans les régions moins densément peuplées, des entreprises innovantes comme Clem’ (autopartage), Ecov (covoiturage) ou Green On (partage de vélos électriques) ont d’abord dû analyser les besoins et les habitudes de déplacement des clients. Ainsi, les dirigeants d’Ecov ont pu, grâce à un outil de diagnostic de leur invention, découvrir que la condition pour un covoiturage réussi n’était pas de vivre à côté, mais d’emprunter les mêmes axes. Il a donc suffi de placer des stations de covoiturage sur ces axes pour que la solution soit adoptée.

Pour les services de VTC, la start-up Allocab a compris que la réservation en temps réel ne fonctionne que dans une ville à forte densité où un chauffeur est toujours à proximité. Dans une plus petite ville, il faut miser sur des réservations moins spontanées, entre plusieurs minutes et plusieurs jours.

Pour la location de véhicules et de vélos électriques, Green On a bien compris qu’il était trop coûteux de poser des stations sur l’ensemble d’un territoire trop vaste. De même, le free-floating est impossible parce que les vélos se trouveraient systématiquement trop loin du centre du territoire. L’entreprise a donc opté pour l’implantation de bornes dans des centres avec une forte densité démographique (campus universitaire, entreprises, etc.) et propose des locations à moyen terme pour permettre aux gens de garder le vélo chez eux pendant la nuit.

 

Un écosystème financier particulier

Dans ces régions, il y a peu de clients, mais également peu de concurrence. Résultat, beaucoup de ces entreprises innovantes peuvent profiter facilement des subventions de la région ou de la ville. Elles se trouvent donc dans un écosystème particulier où elles sont les bienvenues et peuvent trouver leur place si elles se donnent la peine de se mettre au service des besoins locaux.

 

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