L’ordinateur quantique, la machine de la prochaine génération

Aujourd’hui, les fabricants d’ordinateurs produisent des machines de plus en plus puissantes. À ce propos, l’ordinateur quantique fait partie de cette génération de machines qui met l’accent sur la quête d’une puissance maximale. A priori, ces ordinateurs révolutionnaires surclassent de très loin le Mac Studio d’Apple. Les ordinateurs quantiques doivent leur performance inégalée à leur processus quantique aux caractéristiques futuristes.

Qu’est-ce qu’un ordinateur quantique ?

Pour le moment, les ordinateurs quantiques demeurent encore peu connus du grand public. Ils sont utilisés par quelques privilégiés et dans les laboratoires des grandes entreprises de nouvelles technologies comme Google.

Du point de vue technologique, un ordinateur quantique s’appuie sur les propriétés de la mécanique quantique pour fonctionner. Ceci lui permet d’avoir une puissance difficilement comparable. Les ordinateurs quantiques utilisent notamment l’intrication et la superposition pour traiter les données. Si on fait une analogie comparative avec les ordinateurs conventionnels, les bits sont remplacés par des particules élémentaires.

Bien sûr, les terminologies changent avec les ordinateurs quantiques. On utilisera alors le terme « qubits » en référence à la valeur 0 et 1. Les qubits sont en mesure de varier rapidement et prendre n’importe quelle valeur intermédiaire comprise entre 0 et 1. Ceci explique en partie la capacité d’un qubit à transmettre une grande quantité d’informations.

Entrée sur le marché dans 10 ans ou 20 ans

Si les ordinateurs quantiques promettent beaucoup en termes de puissance, il reste encore énormément de travail à réaliser pour les voir un jour dans une boutique ou un magasin spécialisé. En effet, il existe de nombreux points à améliorer sur ces machines futuristes. Les défis techniques sont encore de taille pour l’instant. Les principaux axes d’amélioration connus concernent notamment le bruit et la précision. Jusqu’à présent, aucune solution pérenne n’a pu être trouvée à ce niveau.

De même, les ordinateurs quantiques effectuent fréquemment des erreurs de calcul qui mettent à mal leur fiabilité. A priori, ces erreurs de calcul sont 10 fois à 100 fois plus élevées en comparaison aux ordinateurs conventionnels. De plus, aucun procédé de correction d’erreur n’a pu être mis au point pour l’instant.

Sans oublier, le niveau de consommation d’énergie des ordinateurs quantiques demeure une question centrale à l’heure où la tendance à l’échelle planétaire s’oriente clairement vers l’efficacité énergétique. Tous ces éléments expliquent pourquoi il faudra attendre 10 ans à 20 ans pour que ces ordinateurs puissent être utilisés par le grand public.

Des capacités exceptionnelles pour un usage professionnel

Malgré leurs défauts, les ordinateurs quantiques possèdent des caractéristiques à faire pâlir les férus d’informatique. Leurs capacités en font des machines adaptées à toutes formes d’utilisation. En effet, les ordinateurs quantiques ont la capacité de modéliser des systèmes complexes. C’est pourquoi ils intéressent déjà les groupes pharmaceutiques et les grandes firmes spécialisés dans le domaine la chimie.

Les ordinateurs quantiques sont également très performants dans les exercices d’optimisation et dans la factorisation des nombres premiers. Ils peuvent être utilisés pour améliorer les technologies de sécurisation des données. Enfin, les ordinateurs quantiques vont contribuer au progrès de l’intelligence artificielle (IA) et à l’avancée du machine learning.

Lire plus d’articles sur DigiTechnologie :
– Découvrir la startup Terra Quantum, cliquez-ici
– Tout savoir du processuer quantique Eagle, cliquez-ici
– Des fonctionnalités payantes arrivent sur Facebook, cliquez-ici

Share This