Le carnet de santé numérique (DMP) est déployé

Le carnet de santé numérique, aussi appelé dossier médical partagé (DMP), est une réforme du système de santé. Tous les ministres et les gouvernements successifs depuis 15 ans en rêvent, sans jamais réussir à la mettre en place. Le gouvernement actuel a annoncé sa tentative de relance de la numérisation du dossier médical des patients.

 

Les avantages du carnet de santé numérique

Si le gouvernement actuel a annoncé officiellement son objectif de créer quarante millions de carnets de santé numérique d’ici à 2022, c’est bien qu’un tel dispositif présente de très nombreux avantages. En effet, il améliore le fonctionnement de la Sécurité sociale en général et le suivi des patients par les médecins.

Effectivement, un tel dispositif permettrait à chaque patient et à chaque médecin d’accéder facilement et sans restriction aux informations médicales. Aujourd’hui, avec un carnet de santé classique, il est plus difficile de suivre les informations d’un patient puisqu’il ne pense pas toujours à l’emporter avec lui. De plus, cela permettrait au médecin d’accéder à coup sûr à ces infos et de ne pas se reposer uniquement sur les avis du patient ou ce qu’il a compris des précédentes consultations.

 

Un long parcours

Les premiers projets de DMP ont vu le jour en 2004. Le gouvernement de l’époque avait alors promis qu’il ne faudrait pas plus de quelques mois pour que les médecins mettent en commun tout ce qu’ils savaient sur leurs patients au sein d’une infrastructure numérique de qualité. Cependant, six ans après, le projet était toujours au point mort et le nouveau gouvernement promettait de le relancer.

Le chantier ne fut alors repris en main qu’en 2016 après le vote d’une loi prévoyant sa mise en place complète et définitive quelques années plus tard. Depuis, un peu plus de 1,2 million de dossiers médicaux partagés ont été créés dans certaines régions tests. Une réussite selon le gouvernement, mais bien loin des objectifs annoncés depuis des années.

 

Des risques à prendre en compte

D’un point de vue humain, il y a de nombreux risques à prendre en compte, notamment du côté des médecins. En effet, ils pourraient ne pas vouloir jouer le jeu et refuser d’alimenter le DMP des patients en informations. Cependant, les plus grands écueils restent techniques. Même la volonté des médecins pourrait être détériorée par la complexité des opérations informatiques à effectuer pour alimenter le DMP.

Enfin, il faudra évidemment que ce système garantisse une sécurité sans failles. Alors que les scandales concernant les fuites de données personnelles se multiplient, l’État français ne pourra pas se permettre la moindre erreur. Les informations concernées par ce dispositif seront confidentielles et particulièrement sensibles.

 

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