Qu’est ce qu’une start up ?

Que ce soit à travers les innovations de la Silicon Valley ou via les communications de la French Tech, nous sommes aujourd’hui tous familier du mot start-up. Mais qu’est-ce qui différencie ce type de structure d’une entreprise lambda ? De plus, avec le succès sans précédent de Google ou de Facebook, les entrepreneurs du monde entier rêvent de créer la prochaine Licorne. Pourtant, qu’est-ce que ces sociétés ont de si particulier pour être sur toutes les lèvres ?

 

Définition d’une start up

Il ne faut pas réduire ce type de structure uniquement à sa traduction française qui est « société qui démarre ». Même si c’est un bon début, il ne s’agit en rien de la définition exacte.

Tout d’abord, ce type de société correspond à une organisation temporaire. Son produit ou service n’est pas clairement définie. Elle n’a pas non plus bien identifié ses clients et ne sait pas vraiment comment elle va réussir à gagner de l’argent. C’est donc une société qui explore pour développer et commercialiser un produit ou un service innovant.

Cependant, il ne s’agit pas de chercher au petit bonheur la chance en investissant de l’argent en recherche et développement. Ces sociétés ont pour objectif de trouver un business model qu’elles vont pouvoir industrialiser. L’objectif est d’obtenir une croissance exponentielle et d’avoir une présence mondiale. Pour arriver à une croissance rapide, il est nécessaire de trouver des fonds. Pour cela, ces jeunes pousses vont se financer auprès d’un Business Angel ou d’un fonds d’investissements.

De plus, une entreprise innovante n’a pas vocation à le rester. Elle doit un jour devenir une structure comme les autres. En effet, pour qu’une organisation soit pérenne, elle doit à un moment structurer son organisation et sécuriser les processus. Dans le cas contraire, le risque est de ne pas réussir à sécuriser son activité et donc de faire faillite.

 

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Quelles différences entre une startup et une entreprise ?

Les entreprises comme Total, EDF, SFR, L’Oréal, Danone ou encore Carrefour, ne sont plus à la recherche de leur business model, elles l’appliquent. Elles connaissent également leurs clients et leur marché. Elles ont mis en place des processus et optimisé leur fonctionnement.

A l’inverse, une jeune pousse explore de nouvelles voies et expérimente de nouvelles choses. Elle ne sait pas non plus comment elle gagnera de l’argent. Pour cela, elle doit trouver son business plan. La phase d’exploration doit donc lui permettre de réussir à apporter de la valeur à un produit ou un service innovant qu’elle commercialisera.

Lorsque le modèle trouvé fonctionne, il doit être industrialisable et reproductible à grande échelle. On parle alors d’un modèle scalable. La scalabilité est la capacité pour une entreprise innovante à s’adapter à une forte augmentation de la demande. Tout cela en faisant des économies d’échelles.

 

Une start up se finance principalement en levant des fonds

Contrairement aux entreprises qui se financent auprès des banques, les jeunes poussent doivent se financer auprès d’investisseurs. Il existe plusieurs modes de financement. Lors du lancement, les structures obtiennent des fonds grâce à du love money. Il s’agit de récolter de l’argent auprès de son entourage. Dans un second temps, elles réalisent des campagnes de crowdfunding. Il s’agit de présenter son projet sur une plateforme spécialisée et de récolter un maximum d’argent auprès des internautes. Dans un troisième temps, les jeunes pousses vont chercher de l’argent auprès de business angel. Ce sont des investisseurs privés qui placent de l’argent dans des entreprises innovantes pour faire de la défiscalisation. Puis vient le financement auprès de fonds d’investissements.

A chaque étape, les montants obtenus sont de plus en plus important. Cela permet de financer l’évolution et la croissance de la structure. Cependant, les jeunes pousses doivent se faire accompagner par des experts car elles risquent de perdre le contrôle de leur structure. En effet, à force de faire rentrer de nouveaux investisseurs, les fondateurs doivent se séparer de leurs actions. Au fil des levées, ils diluent leur capital.

 

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L’accompagnement d’une start up en France

Lors de la création, il est possible d’intégrer une pépinière d’entreprise. Ces structures guident les entrepreneurs dans le démarrage de leur activité. Elles permettent d’éviter les erreurs notamment sur le choix de la structure juridique. Elles aident également à construire un business plan et à confronter et valider son idée auprès de professionnels.

Il existe également de nombreux incubateurs qui accompagnent et guide les jeunes entrepreneurs. Cependant, il n’est pas toujours facile d’y entrer. Il est préférable d’avoir un projet bien construit et avoir des premiers succès. Parmi les incubateurs les plus connus, on retrouve la Station F créée par Xavier Niels. Il y a également Day One et TheFamily.

De plus, la France met de plus en plus en avant les entreprises innovantes. Mais surtout, l’état les accompagne grâce à la mise en place d’aides. On retrouve notamment la bourse French Tech et le prêt d’amorçage accessible via la BPI.

 

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